Air France-KLM : une gestion des capacités « à l'américaine » encourageante
Air France-KLM : une gestion des capacités « à l'américaine » encourageante
En novembre le trafic du groupe a progressé de 2,2% pour des capacités
en sièges en stagnation (+0,3%). Ce qui fait grimper le taux
d'occupation des avions de 1,5 point à 81,2%, avec une recette unitaire
au siège kilomètre offert en hausse par rapport à novembre 2011.
Malgré la morosité de la conjoncture européenne, le trafic d'Air France-KLM continue de progresser, même si la croissance est faible. Mesuré en passagers kilomètres transporté, le trafic passagers d'Air France-KLM a en effet augmenté de 2,2% en novembre, grâce à l'international mais aussi à l'Europe. En termes de passagers transportés, le groupe a fait voyager 6 millions de passagers, 2,3% de plus qu'en novembre 2011. C'est évidemment une bonne nouvelle pour Air France-KLM et l'ensemble des compagnies au regard de la situation observée dans d'autres secteurs où la demande baisse.
Recette unitaire en hausse
Mais ce qui est rassurant c'est la bonne gestion des capacités, mesurée
en sièges kilomètres offerts (SKO). La hausse du trafic est en effet
supérieure à celle des capacités, quasiment nulle d'ailleurs (+0,3%). Ce
qui fait grimper le taux d'occupation des avions de 1,5 point à 81,2%,
avec « une recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) hors change
en hausse par rapport à novembre 2011 », selon la compagnie.
Cette discipline en termes d'offre explique les bons résultats des compagnies aériennes européennes l'été dernier. Cette stratégie se poursuit cet hiver pour l'ensemble des transporteurs, à l'exception des compagnies du Golfe. Ainsi la stratégie se rapproche de celle en vigueur aux Etats-Unis depuis plusieurs années. Outre-Atlantique, cette contraction de l'offre permet aux compagnies aériennes d'afficher de solides résultats financiers
A découvrir aussi
- Le plan d'Air France dans le transport régional et le low-cost
- Les syndicats d'Air France dénoncent le "passage en force" de la direction
- Air France : du temps partiel pour les navigants